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20161111 ceremonie 11 novembre 111553 x150Ce 11 Novembre 2016, Vignoux sur Barangeon a rendu hommage à ses soldats à l'occasion du 98ème armistice du 11 Novembre 1918 qui mettait fin à la Première Guerre Mondiale.

A l'occasion de cette commémoration au pied du monument aux morts, rythmée par les sonneries jouées au clairon par Monsieur Eric Crotet, les enfants de l'école communale ont lu le message de l'Union Française des Assocations des Combattants et des Victimes de Guerre (UFAC) et Monsieur le Maire, le message du secrétaire d'Etat auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire.

Une vingtaine d'enfants de l'école de Vignoux étaient présents à cette cérémonie. En plus du message de l'UFAC, ceux-ci ont également lu des lettres de poilus.

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Cette cérémonie s'est ponctuée par "La Marseillaise" chantée devant la Mairie.

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MESSAGE de  L'UFAC
du 11 Novembre 2016

En ce 98e anniversaire de l'Armistice du 11 novembre 1918, la France commémore également le 100e anniversaire de la bataille de Verdun et des combats de la Somme.

A Verdun, ce 21 février 1916, en neuf heures d'un pilonnage ininterrompu, 1.000.000 d'obus s'abattent sur les lignes françaises. Ainsi commence un combat pathétique, titanesque, d'une violence inouïe dont l'horreur restera dans toutes les mémoires comme une vision d'enfer.

Les hommes vont se livrer à des combats confus, acharnés, se terminant dans un effroyable corps à corps. Ils tiendront trois cents jours et trois cents nuits ; trois cents jours et trois cents nuits d'héroïsme dans un esprit de sacrifice absolu. L'armée française y perdra 163.000 hommes, l'armée allemande 143.000.

L'année 1916 fut aussi celle de la Bataille de la Somme engagée le 1er juillet par une attaque franco-anglaise. L'importance de cette offensive concertée, la ténacité méthodique des alliés et l'énergique impulsion donnée à cette offensive sur la Somme viendront à bout de l'obstination des allemands plus assez forts pour résister à la fois à Verdun et sur la Somme. Cette bataille ne prendra fin que le 18 novembre 1916. L'armée française y perdra 67.000 hommes, l'armée britannique 206.000, l'armée allemande 170.000.

Le 11 Novembre 1918, l'Armistice intervient. Après ces quatre années de conflit, la France, pour sa part, déplorait :

  • 1 400 000 morts
  • 740 000 invalides
  • 3 000 000 de blessés
  • des centaines de milliers de veuves et d'orphelins.


En ce jour de commémoration, rendons hommage à tous ces soldats de Métropole, d'Outre-mer et des Pays alliés, qui ont fait preuve d'un courage exemplaire méritant une indéfectible reconnaissance.

Ils se sont tous battus pour un idéal de paix et de liberté.

L'Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC) invite toutes les générations et spécialement la jeunesse, à œuvrer pour un monde plus juste, plus solidaire et en paix.

Vive la République !

Vive la France !

 

Commémoration de la Victoire et de la Paix
Hommage à tous les Morts pour la France
Message du secrétaire d'Etat auprès du ministre de la défense,
chargé des anciens combattants et de la mémoire
11 novembre 2016


Le 11 novembre 1918 annonçait la fin des combats que personne n’osait plus espérer. Cette date mettait fin au long cortège de morts, de blessés, de mutilés, de traumatisés, de veuves et d’orphelins qui accompagnait la Grande  guerre depuis plus de quatre ans. Le Centenaire du premier conflit mondial est l’occasion pour les Françaises et les Français de commémorer cette journée avec une émotion particulière, tant cette histoire est liée pour chacune et chacun d'entre nous à une histoire familiale.

Commémorer le 11 novembre, c’est répondre à la nécessité du souvenir, de l’hommage aux morts et de l’expression de notre reconnaissance. L’année mémorielle 2017 en sera une nouvelle occasion alors que nous nous apprêtons à commémorer l’offensive du Chemin des Dames, à témoigner notre amitié aux Etats-Unis, entrés en guerre le 6 avril 1917, et aux Canadiens qui se sont illustrés dans la prise de Vimy le 9 avril de cette même année.

Commémorer le 11 novembre, c’est aussi comprendre les droits des anciens combattants hérités de cette guerre et l’indispensable structure d’aide, de soutien et d’accompagnement. Créé dans l’urgence des combats en 1916, l’Office national des mutilés et réformés qui deviendra l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre et dont nous célébrons le centenaire cette année, remplit toujours, un siècle plus tard, ses missions historiques  de reconnaissance, de solidarité et de réparation au profit de toutes les générations combattantes, de la Seconde Guerre mondiale aux opérations extérieures, en passant par les soldats engagés en Indochine et en Afrique du  Nord.

Soucieux de pérenniser et d’inscrire dans la pierre l’hommage rendu chaque 11 novembre aux Morts pour la France dans les théâtres extérieurs, le Président de la République a décidé qu’un monument, dont les travaux seront  lancés en 2017 à Paris, sera dédié à ces femmes et ces hommes qui ont payé de leur vie leur engagement pour la défense de notre pays et de ses valeurs. Ce futur Haut-lieu de la mémoire nationale entend témoigner à la jeune  génération combattante la reconnaissance éternelle de la Nation et rappeler aux Françaises et Français que la liberté dont ils jouissent est aussi due à l’engagement de ces femmes et de ces hommes qui, jusqu’au sacrifice de leur  vie, sont prêts à la défendre. Veillons à ce qu’aucun de nos enfants ne l’ignore en poursuivant l’indispensable travail de mémoire. 

 Les lettres des poilus, lues par les enfants.

Michel Taupiac avait 29 ans en 1914. Après la guerre, Il devint pêcheur sur la Garonne, mais aussi herboriste et guérisseur à ses heures.

Dimanche, 2 mai 1915.

Cher ami,

Enfin, je puis t'écrire un peu plus tranquille, maintenant que la grande bourrasque des jours derniers paraît s'étein­te. [...]  Je ne te parlerai pas de mon rôle dans cette guerre. Je suis le matricule n° X, une partie du maillon de cette immense chaîne. J'ai des heures de nostalgie et de dégoût. Quelquefois je me dis : « Pourvu que tu t'en sortes. » Bien souvent : « À quoi bon ! Que je meure ici en pleine force, une lueur de gloire dans les yeux, ou que je finisse plus tard bourgeoisement dans un cimetière : qu’importe, la vie n'a jamais été pour moi une chose bien douce et l'avenir me paraît bien noir. » Je ne ferai rien pour disparaître, je n'ai pas le sang d'un héros. J'ai même comme frisson quand la mort me frôle de trop près et, machi­nalement, je fais ce qu'on appelle son devoir. Je suis un ces millions d'anonymes qui forment l'instrument pour guerre pour forger une page sanglante de notre histoire. Cette époque sera bâtie avec beaucoup d'héroïsme, de tristesse et de lâcheté.

De tes nouvelles, ton Ami

TAUPIAC

Paroles de Poilus Lettres et carnets du front 1914-1918.

Joseph Thomas était agriculteur et habitait Saint-George-d'Espéranche dans l'Isère. Ce courrier était destiné à son fils âgé de quinze mois. Joseph n'avait plus que huit mois à vivre puisqu'il fut tué Le 30 mars 1916 à Verdun.

Le 5 août 1915

A mon petit Armand

Tu es encore bien jeune et ne peux comprendre ce qui se passe en ce moment : la guerre, ses horreurs, ses souffrances. Cette carte sera un souvenir de ton père, et il souhaite qu'à l'avenir les hommes soient meilleurs, et que semblable chose ne puisse plus arriver. Que jamais tu n'aies besoin, et sois forcé, de mener la vie que je subis en ce moment en compagnie de beaucoup de papas qui ont laissé, comme moi, de petits anges chez eux.

[...]. Le moment venu, je serai sûrement auprès de toi pour te diriger, mais si mon espoir était déçu, en mémoire de ce père que tu n'auras pas connu, redouble de gentillesse pour ta mère et pour ceux qui t'élèveront. Devenu un homme, sois du nombre de ceux qu'on appelle les honnêtes gens. Sois bon pour ton prochain, ne fais pas ce que tu ne voudrais pas qu'il te fût fait. Vénère ta mère ; sois pour elle un soutien véritable.

Rappelle-toi aussi que le vrai bonheur ne se trouve pas dans la richesse et les honneurs, mais dans le devoir vaillamment accompli, ainsi que les bonnes actions.

[...]. J'espère n'avoir pas à rougir de toi car je sens que tu suivras le chemin de l'honneur.
En attendant de pouvoir te choyer et caresser, je te fais, mon petit fanfan, de grosses bises.

JOSEPH THOMAS

Paroles de Poilus Lettres et carnets du front 1914-1918.

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